Jour 4 – J’ai finalement mon histoire!

Wat een dag diraient mes très grand amis nééerlandais!

Cette frisquette journée du 14 juillet commence sur des chapeaux de roues avec une course matinale. Dr. Vanessa Young en tête, Vicky la gérante d’équipe, Nathan le thérapeute sportif et moi nous aventurons dans le tout petit, mais ô rustique village d’Akersloot. Nos mollets encore tout frais, on se décrotte les yeux en regardant des petits poneys gambader vers nous de leur enclos. Si ce n'était pas des Kangourous albinos qu’on croise 30 minutes plus tard dans un enclos en plein milieu d’un pâté de maisons, j'aurais dit qu'ils étaient pas mal wild les poneys. Courir à 5h15 le matin, c’est peut-être un peu trop intense pour moi finalement.

À défaut de croire ce que mes yeux ont vus, je réalise à quel point nous sommes chanceux d’être nourris et torché tous les jours ici. Je me sens exactement comme quand j’habitais chez mes parents. À tous les jeunes, faites un câlin à maman et papa ce soir avant de vous coucher, votre vie est vraiment belle.

Entre deux ou trois réflexions du genre, c’est le temps de partir à la piscine. Plutôt que de se taper les zillions de minutes dans le bus pour aller nager dehors, notre super team manager (probablement de concert avec les autres team managers) nous trouve un complexe aquatique haut de gamme, 50m et surtout, à l’intérieur. Par le temps frisquet et avec les épisodes de froid d’hier, c’est plus qu’apprécié. Entourés des États-Unis, des Égyptiens, des Uruguayens et de quelques Australiens nous sautons à l’eau dans des couloirs assez chargés, mais tout de même praticables.

Aujourd’hui, je m’occupe des 4 boys de l’équipe. Le contenu de l’entraînement se veut de simuler quatre tours d’entraînement. Je n’irais pas en détail, mais je vous invite à jeter d’un coup d’œil à l’entraînement en soit……… Ok, c’est normal si vous ne comprenez pas. L’important, c’est que les gars ont vraiment, vraiment bien fait. Je sens la confiance les gagner jour après jour. Parce que les coachs, on aime bien ça se comparer les uns aux autres (le jeu du qui-pisse-le-plus-loin est encore plus populaire dans notre communauté que Pokémon GO), je peux vous dire que nos gars ne sont peut-être pas les plus gros, peut-être pas les plus vieux, mais ils sont tough et ont du chien. Beware then – surtout les Italiens, je vous ai toujours dans ma mire.

Un après-midi de congé fort mérité!

Retour au bercail pour notre dîner et départ pour notre après-midi de congé… Amsterdam, quand tu nous tiens.

Nous avons trois heures top chronos pour faire le tour de la ville. Les quatre Québécois partent ensemble chasser le Pokémon avec le beau David (pas touche les filles, il est à Mia) alors que moi, je suis coach Ken et coach Michel. Trois heures avec ces deux encyclopédies de la natation, je ne veux pas rater ça.

Premier arrêt, une jolie petite terrasse sur le bord d’une rivière de style canal de venise. C’est cute à mort à part l’eau qui est verdâtre et un peu-plein de déchet. Bon, c'est pas le Gange mais moi, je me m’y baignerait pas.

Vous souvenez-vous qu’au Jour 1, je disais comment j’étais excité d’être avec coach Michel Bérubé parce qu’il avait toujours des histoires et surtout, qu’il y avait toujours des choses drôles qui se produisaient en sa compagnie. Ben il avait raison le vieux loup.

D’abord, lorsque nous avons jeté notre dévolue sur la petite terrasse (aka trois tables), j’ai sciemment choisi la chaise la plus rapprochée de l’eau. Je trouvais ça ben hipster de prendre mon verre d’eau là. Alors, jase-jase-parle-parle, bien confortablement assis, on saute de philosophie de coaching aux anecdotes sur des équipes nationales, du bonbon quoi. Un moment donné, pour une raison que je m’explique mal, je donne un petit coup de hanche et bong! Mon cellulaire (S6… presque neuf) décide de s’évader de ma poche. En un éclair il fait un bon au sol, puis sur mon tibia (ou fibula?) alors que je me levais pour l’attraper et nous fait un beau triple vrille et simple axel pour plonger directement dans la rivière-canal-verdâtre.

HOLY ¤¬¤¢¢¤@ »&/!!!!!

Flotti-flotta je vois une partie de ma vie qui fait des bulles et s’enfonce trop rapidement pour y croire. Mes deux collègues entraîneurs s’esclaffent, coach Ken allant jusqu’à me laisser un message sur la boîte vocale voir si des bulles allaient sortir. C’est ok les boys, je prends des notes. Un jour, je vais vous aouère au détour.

Entre deux-trois (quatre-cinq) jokes de « Hey Marc, veux-tu prendre une photo », je tente de me résigner. J’ai des vibrations fantômes dans la poche droite de mon jeans. Ouch. Même le redlight et ses belles filles ne me ragaillardissent pas.

Bref, c’est la fin de la visite d’Amsterdam… Je me console en me disant qu'au moins, je fais partie d'une des nombreuses histoires de coach Michel et coach Ken.

Mais à part de ça, auriez-vous un Samsung S6 (ou S5) à vendre?